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Depuis 1977, partout dans le monde, le 11 décembre, c’est la journée internationale du tango. À Buenos Aires, on célèbre le tango au travers de nombreuses manifestations : c’est un festival majeur pour les tangueros. Tous les 11 décembre, les rues, les places et les milongas  s’emplissent de tangophiles qui profitent de l’occasion pour danser, écouter ou simplement regarder cette danse rioplatense.

La date rend hommage à la naissance de deux des plus grands créateurs nationaux du tango :

Carlos Gardel

Né en 1890, appelé le zorzal criollo, idole et figure emblématique, un auCarlos Gardel, chanteur de tangothentique caballero selon les témoignages d’époque. Une  grande figure populaire qui a donné au Tango ses lettres de noblesse en le sortant des protibulos et de sa forme primitive. Sa technique vocale incomparable, sa phraséologie singulière et un timbre de voix unique l’ont élevé au rang des immortels. « No basta con tener la voz más melodiosa para entonar un tango. No. Hay que sentirlo, además. Hay que vivir su espiritu » . Carlos Gardel n’avait pas seulement une voix comme il le dit si bien, elle ne servait à  rien s’il ne sentait pas et ne vivait pas l’esprit du Tango. Loin de la terre qui l’a vu naître, il était devenu un authentique criollo, reconnaissant envers sa patrie d’adoption qui lui a tout donné, prestige et gloire. Sa mort prématurée en 1935 l’a définitivement converti en un symbole et une icône du Tango.

Malgré les controverses sur l’origine de « saint Gardel », j’aime à penser que c’est un petit bout de la France que l’on fête aujourd’hui.

Julio de Caro

Julio de Julio de Caro, compositeur de tango et chef d'orchestreCaro (né en 1899), grand chef d’orchestre et compositeur de tango, il fût au tango instrumental ce que fût Carlos Gardel au tango chanté. L’histoire du tango le retient comme ayant été l’un des grands interprètes du Tango avant d’y apporter un nouvel élan et un nouveau style (la « nouvelle garde »). Il comprit très tôt que le destin du Tango résidait dans ses instruments et non dans sa danse ni sa chanson et a toujours travaillé et avancé dans ce sens.

Il a lui aussi eu le droit à sa petite polémique, lui attribuant à tort l’invention du « violon à cornet » que l’on entend sur de nombreux enregistrements du maître. Je vous laisse découvrir l’excellent article que lui consacrait il y a quelque temps le site Milonga Ophelia.

Bonne fête à tous et dansez bien !